Les artistes en résidence au L.A.S.

 

Compagnie Act2

L'année scolaire 2018-2019

 

La question du genre et de l'identité

Le 9 octobre 2018

Les artistes en résidence au L.A.S. ont lancé le sujet de la masculinité, l'occasion pour les élèves de la communauté de travailler sur un corpus de documents et de parler de l’audition de Brett Kavanaugh devant la Cour Suprême aux États-Unis. Après avoir lu plusieurs textes à propos de la masculinité et parlé de l'égalité homme/femme selon Emma Watson, et puis du comportement de Brett Kavanaugh pendant son audition, les élèves ont pu débattre et se faire leur opinions concernant l'évolution de la thématique aux Etats-Unis depuis 1976 quand le Suprême Court a déclaré que toute discrimination homme/femme était illégale. Pour les Américains, cette décision a confirmé l'égalité hommes/femmes. Mais est-ce la réalité aujourd’hui?  Lisez les conclusions des élèves!

 
 

Revillion, Ijaz, et Benis

Gender inequalities still exist nowadays. We can see that for example in the Kavanaugh-Ford hearing. In the article, the journalist wants to show the differences between femininity and masculinity. He uses Kavanaugh because he represents masculinity and Ford represents femininity. We can see some points of gender norms with Kavanaugh: he speaks very loud, seems angry, and imposes himself as a dominating figure whereas Frod speaks with attention and does so while being polite, gracious, and sweet. Therefore, the breadwinner stereotype for men still exists today and Kavanaugh is a perfect example.

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Jamie Vescio, l'assistante Fulbright, et Catherine Wimmer ont réuni des élèves de la communauté sur un atelier de lecture des médias: au programme les enjeux de l'audition de Kavanaugh devant la Cour Suprême.

L'occasion de rappeler également le rôle des institutions américaines. Lisez l’article et écoutez le podcast vous-même que les élèves ont étudié.

 
 

Curieux événement au lycée Schweitzer

Le 15 octobre 2018

Aujourd’hui, à partir de la pause de 16h, des élèves du lycée dirigés par une danseuse professionnelle ont déambulé dans les couloirs du lycée et devant le CDI lors d’une petite représentation de danse contemporaine. Une histoire s’est créée autour d’une mystérieuse valise que tenait la danseuse ; à la fin du show, les spectateurs ont pu découvrir ce qu’elle contenait.


Après la représentation, les danseurs et élèves ont pu se réunir dans la salle de musique pour parler de ce qu’ils venaient de voir, mais aussi l’interpréter. C’était un moment convivial où chacun pouvait partager son point de vue et être écouté.

 
 
 

L'interview au L.A.S.

Le 19 novembre 2018

Lundi 19 novembre, Marjorie Zoog (professeur de EPS) et Caroline Naegellen (professeur de lettres) ont rencontré une journaliste de l'Alsace et évoqué avec elle, la mission des artistes en résidence actuellement dans notre lycée et pour toute l'année scolaire. Les deux professeurs ont expliqué en détail en quoi consiste la collaboration avec ces artistes. Rencontrer, pratiquer et connaître sont les trois éléments fondamentaux du travail mené par ces derniers avec les élèves. Tous les élèves du LAS sont concernés par ces spectacles auxquels ils peuvent assister librement notamment durant la semaine des arts du 27 au 30 novembre dans le hall du lycée.  Certains élèves approfondissent cet art du spectacle : c'est le cas des 17 élèves de l'option Art du spectacle qui explorent des thèmes variés au travers du visionnage de spectacles, de répétitions de danse et d'études théoriques. L'échange a été riche et la journaliste a été impressionnée par le travail des enseignants et des élèves du L.A.S. L'article sera bientôt publié dans le journal et sur le site du lycée. Guettez -le!

 
 

La semaine des arts

Le 26 novembre 2018

 

Du 26 au 30 novembre les danseurs de la Compagnie Act2, Smain, Gaétan et Luca ont déchaîné le L.A.S en dansant. Vous trouverez ci-dessous quelques photos de leurs prestations dans le hall du lycée, de leurs interventions avec les élèves lors d’ateliers de danse mais également de leurs improvisations en cours. La semaine a été annoncée dans la presse, lisez l’article également.

 
 

La Magie de la danse à L’EHPAD

Le 3 décembre 2018

Lundi 3 décembre  les élèves danseurs du L.A.S se sont rendus à L’EHPAD avec Kristine Groutsch. .. Une très belle expérience. Tous ont pu vivre la magie de l’instant grâce à la danse, toutes générations confondues. Les personnes âgées attendent avec impatience le retour des danseurs, nos élèves sont prêts à y retourner et tous n’oublieront jamais ces quelques pas de danse partagés un 3 décembre !

 
 
 

Débat sur le genre: la masculinité en question

Le 7 janvier 2019

Collaborative writing PCSI/MPSI1/Mrs. Wimmer 

Masculinity, a burning issue?

The crisis of masculinity.

In today’s societies men strive to find their place. This issue is dealt with in four different sources: the first one is an advertisement poster for Dolce Gabbana, the second document is a 2014 speech by Emma Watson in front of the United Nations about gender equality, documents 3 and 4 are two articles, respectively fromThe Sydney Morning Herald in 2014 from The Guardian in 2013. They offer distinctive and sometimes controversial views on masculinity, which is the issue at stake in this set of documents. Gender roles are being challenged, perceptions have changed, but who is to be blamed for it?


All documents point to the traditional role of men in our society. They either fulfil their duty, which mainly consists of supporting their families financially according to document 4 or possibly going to war to defend the country as hinted at in document 3. Both documents 3 and 4 as well as document 2 underline the fact that not only are men expected to be strong but they are also supposed to refrain from showing their sensitivity. Document 4 highlights the fact that the Conservatives in Great Britain have always promoted the traditional family role held by fathers and some advertisers. Document 1 openly supports this vision of powerful masculinity against submissive women.           


The western world has changed. Indeed document 4 stresses the fact that unemployment has deprived a lot of young men of a job, women can now do what men were only allowed to do. Consequently the old model of male breadwinners is crumbling and some men respond aggressively to it with domestic violence (doc 4). They are encouraged by macho stereotypes driven by advertising and political ideas, according to document 1 and document 4. Some others suffer from nervous breakdowns that can lead to suicidal tendencies, a real cause for concern in the UK, as pointed out in documents 2 and 3.


Women and feminism are blamed for men’s distress, the ultimate responsibility belonging to the single mother. When women are not blamed, the subject is purely ignored, leaving men to cope individually with their new environment. Stuck between a traditional image (often their father’s as document 3 shows), and stereotypes, as shown in documents 1 and 2, men have to cope with society’s expectations and their own individual desire for a new definition of masculinity, hence the need for new role models as stated in documents 2 and 4. In this quest, document 3 states, men have to take women as an example and dare for once to ask them for help.  Moreover men and women’s issues of equality are not mutually exclusive. Emma Watson underlines the fact that as one gains more equality so too does the other.(437 words) 

 
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Coby

Le 24 janvier 2019

Le 24 janvier, une classe de seconde du lycée Schweitzer de Mulhouse s’est rendue au Cinéma Bel Air pour rencontrer le réalisateur Christian Sonderegger auteur du film documentaire Coby où il raconte la transformation d’une jeune fille en homme... Les élèves accompagnés de leur professeur de français M. Lacan avaient tous pu voir le film auparavant et préparer des questions pour un échange avec le réalisateur. 

Durant une heure, Christian Sonderegger a pris le temps d’expliquer son travail, mais aussi de parler de la souffrance des transgenres dans nos sociétés. Un regard d’autant plus intéressant qu’il a pu suivre de très près et de façon intime la transformation de sa petite sœur en homme. Tournage, montage, financement du film, mais aussi parti pris dans l’utilisation d’images d’archives. Les élèves ont pu découvrir l’ampleur du travail de réalisateur. Un échange chaleureux et instructif qui a aussi permis aux élèves de découvrir un aspect méconnu de notre société: la difficulté que rencontrent certaines personnes qui naissent physiquement fille mais se sentent garçon ou l’inverse. Une situation qui peut engendrer beaucoup de souffrance parce qu’elle provoque des rejets de la part des proches. 

Les élèves sont repartis riches de cette rencontre, avec probablement un autre regard sur les transgenres. Lisez les critiques du film par les élèves et l’interview avec Sonderegger!

 
 

Justine, Flou, et Roman

Coby allows us to follow his journey as he transitions. Coby’s experience as an LGBTQ+ community member shows issues of integration in our society. I feel the film was really emotional but I kind of wanted an update or a clear ending. However, when you leave the movie theater you surely feel more open-minded than when you walked in.

Interview du réalisateur : Christian Sonderegger 

Il se trouve que le réalisateur est le demi-frère de Coby. Ils n’ont fait connaissance que tardivement en raison d’une histoire familiale particulière. A 30 ans, Christian Sonderegger découvre celui qui deviendra son demi-frère, mais qui à cette époque est encore une jeune fille âgée de 12 ans.


Aviez-vous l’intention faire passer un message à travers ce film ? 

Ce n’était pas ma volonté de départ mais c’est venu sans le faire exprès. Ce film raconte le réel et on y parle à cœur ouvert. L’idée n’était pas de réaliser un film autour d’un drame. Nous avons en fait appris au fur et à mesure que le film se tournait. Au total nous avions 80h de rushes. On a dû mettre 98% à la poubelle ! Mais notre question de base était : pourquoi Coby a-t-il voulu faire cela ? 

Pourquoi avoir choisi cette manière de filmer ? 

Mon idée était de travailler à la façon d’un documentaire, en restant dans le réel, l’histoire vraie. Nous n’étions que deux sur les tournages, un cadreur et moi pour le son. La fonction des interviews réalisées était de raconter le passé. En complément nous avons fait le choix d’insérer des images d’archives pour montrer les évolutions psychologiques de Coby. De son enfance nous n’avions que des photos : elles ont pour rôle dans le film de poser cette question fondamentale « qu’est-ce qu’un garçon, qu’est-ce qu’une fille ? » 

Quelle place vous accordez-vous dans ce film ? 

Ah voilà une question qui revient très souvent... Ce serait plutôt « quelle place est-ce que j’ai dans cette famille ? » On voit dans les interviews qu’ils parlent à quelqu’un qu’ils connaissent bien. 

Quelle a été la réaction de l’entourage qui n’était pas au courant lors de la sortie du film aux USA ? 

80% des gens du village connaissaient Coby qui ne s’est pas caché lors de sa transformation. Ils n’avaient aucune raison d’être choqués. Les amis plus lointains ont pu découvrir le film lors de projections dans des festivals. Les personnes dans l’ensemble étaient parfois simplement étonnées, mais souvent aussi touchées par son histoire.


Comment va Coby ? 

Coby va bien ! Il ne vit plus aujourd’hui avec Sarah qui l’a accompagné lors de sa transformation. Elle s’était préparée aux changements physiques, mais pas mentaux. Coby vit aujourd’hui avec un garçon, ce qui ne lui était jamais arrivé jusque-là. Il est complètement sorti de la problématique de genre homme/femme. 


Quelle a été la réaction de la famille quand vous avez décidé de vivre chez eux pour « tourner » le film ? 

Ils ont été très bienveillants avec nous. On a quand même passé avec eux 3 mois répartis sur une année. J’ai dormi la plupart du temps dans la chambre de mon frère. Le fait de nous accueillir pour la famille, c’était comme un cadeau offert au réalisateur que je suis. 

Après ce film, est-ce que vous gardez le même regard sur les transgenres ? 

Absolument pas. Mon regard a changé durant tout le processus de réalisation du film. Et si je n’avais pas fait ce film je ne serais pas capable de parler des transgenres comme je le fais aujourd’hui. J’ai appris pendant le tournage, et aussi beaucoup après. 

Est-ce que le financement du film a été difficile ? 

Oui très difficile ! D’ailleurs on est fauchés aujourd’hui, bien qu’on n’ait pas eu d’acteurs à payer. Au départ nous devions vendre un 52 minutes à la télévision mais finalement ils ne l’ont pas pris parce que ce n’était pas assez présenté comme un drame. C’est pour cela qu’on s’est tourné vers la filière cinéma où c’est beaucoup plus compliqué de placer un film, ça prend des années... Le budget de notre film est de 110 000 euros, ce qui est peu cher au final. Mais entre l’écriture et le tournage il s’est passé deux ans. Et il a fallu payer partout où nous filmions : le village, l’hôpital... 

Comment s’est passé le montage ? 

Le montage du film a duré 6 mois. Le plus gros travail au départ a été de visionner tous les rushes et tout annoter. Et puis il faut faire un énorme tri. A la première vision on avait dégagé 70h. Le montage a été assuré par une monteuse, qui a pu apporter son regard féminin sur notre travail. 

Entre les USA et la France : quel pays est le plus ouvert au changement de genre ? 

La situation a beaucoup évolué depuis 2010. A cette époque les Etats-Unis avaient 15 ans d’avance par rapport à la France. Et puis dans l’Ohio les lois sont beaucoup plus ouvertes que dans d’autres Etats. En France, la transformation physique dure 7 ans, il faut suivre minimum deux ans de psychothérapie et on est presque obligé de passer pour un fou afin d’avoir accès à la transformation. Aux Etats-Unis le processus dure 3 ans. Coby n’a suivi que 15 séances de psychothérapie. 

Êtes-vous fier de votre frère ? 

Je suis fasciné par mon frère. Coby m’a tout appris. Il m’a raconté son vécu d’une manière déconcertante. 

Auriez-vous un message pour les transgenres en transformation ? 

Ouimon message c’est «Allez-y!Ayez le courage d’affronter et d’assumervotre vie. C’est vous qui permettrez de faire évoluer notre société » Parce que le problème aujourd’hui c’est que beaucoup de transgenres sont rejetés. Et le plus dur est de n’être pas reconnu par ses parents. 

Auriez-vous imaginé que votre sœur deviendrait un jour votre frère ? 

Non. Je n’avais rien vu venir, et personne de la famille non plus. Quand il était petite fille j’aimais son côté « sauvage » mais pour moi c’était une fille. Mais il est passé de tata à tonton sans difficulté. Coby est bien plus heureux maintenant qu’il y a 12 ans. 

 

Les artistes en résidence et la fin d'une belle aventure

Le 29  avril 2019

Ci-joint la vidéo qui retrace cette belle aventure et les nombreux événements qui ont eu lieu cette année autour de la thématique HOM(M)ES.

Bon voyage dans cette retrospective extraordinaire d'une belle aventure humaine!

 
 
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